TECHNIQUE MINI-INVASIVE DE RECONSTRUCTION

Reconstruction : partie intégrante du traitement ?

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TECHNIQUE MINI-INVASIVE DE RECONSTRUCTION

Message par Nicole M-F » sam. 23 déc. 2017 21:22

Quotidien du médecin du 23 décembre 2017

Cancer du sein : une technique de chirurgie mini-invasive pour la reconstruction mammaire immédiate
Dr Irène Drogou
| 21.12.2017

Chirurgie
Cancer du sein
Première médicale française
AP-HP

La reconstruction mammaire par lambeaux DIEP (pour « Deep inferior epigastric perforator flap ») fait partie des techniques de reconstruction sans prothèse dites autologues, que l'on peut proposer immédiatement après mammectomie pour cancer du sein, y compris avant radiothérapie.

Le Dr Mikael Hivelin, chirurgien plasticien à l'hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP), en collaboration avec le Dr Antoine Soprani, chirurgien digestif et du Pr Stéphane Hans, chirurgien ORL, a mis au point un DIEP amélioré mini-invasif faisant appel à la laparoscopie et réduisant la morbidité. Le service de chirurgie plastique de l'HEGP a une grande expérience du DIEP, puisqu'il assure la moitié des 500 interventions réalisées chaque année en France.

« C'est le croisement entre la technique DIEP de 1994 et la cure de hernie inguinale, explique le Dr Hivelin. L'utilisation de la laparoscopie, peu utilisée jusque-là en chirurgie plastique, permet d'être encore moins invasif. Il y a moins de douleurs avec l'utilisation d'une anesthésie locorégionale par TAP block mais aussi moins de séquelles, notamment moins de "bulge" ou voussure. Cette gêne, qui survient dans 7-10 % des cas, est liée à l'étirement des nerfs. » Aujourd'hui, la technique a plus d'un an de recul, la première patiente ayant été opérée en novembre 2016. « Sans que cela soit indispensable, le robot peut être associé à cette technique, comme nous venons de le montrer en novembre 2017 », précise le chirurgien plasticien.

Un prélèvement mini-invasif par laparoscopie

Aujourd’hui, l'incidence du cancer du sein est de 50 000 nouveaux cas par an. Sur les 20 000 mammectomies, seuls 25 % sont reconstruites, 13 % dans l'immédiat et 12 % l'année suivante. « Les implants peuvent être posés d'emblée en l'absence de radiothérapie, explique le chirurgien plasticien. Dès qu'il y a radiothérapie ou en cas de reconstruction secondaire, il faut avoir recours à une technique dite de reconstruction autologue car il est nécessaire d'apporter de la peau et des tissus. »

Parmi les techniques de reconstruction autologues, le DIEP, qui utilise la peau et la graisse du bas du ventre, est un « un grand classique », explique le Dr Hivelin car il permet d'avoir de beaux lambeaux et préserve les muscles adjacents, les muscles droits. « Néanmoins, il fallait ouvrir les aponévroses sur 10 cm, ce qui peut retentir sur la tonicité de la partie basse de l'abdomen en étirant les nerfs, explique le chirurgien. La laparoscopie dérivée de la cure de hernie inguinale nous permet maintenant de glisser l'endoscope par-derrière ». L'endoscope offre un grossissement de quatre fois, permettant une grande précision d'intervention au niveau des vaisseaux.

Enrichir l'offre de reconstruction mammaire

Le suivi post-opératoire nécessite 24 à 48 heures en salle de réveil et 5 jours en hospitalisation, pour s'assurer de la vitalité du lambeau. « Au-delà des 2 premiers jours, le risque de thrombose des branchements microvasculaires, qui est faible de l'ordre de 1 à 3 %, est nul », explique le Dr Hivelin. Les suites sont améliorées avec une déambulation précoce et un retour plus rapide à la vie sociale.

Le Dr Hivelin espère que cette nouvelle technique va stimuler les collaborations, notamment avec les gynécologues. « Il faudrait un service comme le nôtre par région pour répondre à la demande de reconstructions mammaires, explique le Dr Hivelin. Les gynécologues, qui n'ont pas encore une grande expérience de la reconstruction par DIEP, pourraient s'y mettre car ils sont très à l'aise avec la coelioscopie. »

Pour le Dr Hivelin, cette nouvelle technique vient enrichir l'offre de reconstructions sans prothèse. « Les implants gardent une place en l'absence d'irradiation, notamment pour les patientes très minces, explique-t-il. Mais il y a une méfiance vis-à-vis des prothèses ces dernières années. Un tiers des patientes opérées ont une réintervention ou une dépose dans les 5 ans. Il faut savoir qu'il existe une solution de reconstruction autologue sans prothèse pour chaque femme, quel que soit son âge et quelle que soit sa morphologie. La reconstruction immédiate devrait être la règle. »
Nicole M-F

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Re: TECHNIQUE MINI-INVASIVE DE RECONSTRUCTION

Message par bdeb » mar. 13 mars 2018 14:07

Bonjour,

Savez vous si la laparoscopie diep est possible au CHU Hotel Dieu de Nantes ?
Ou savez vous dans l'Ouest à qui je peux m'adresser ?
En vous remerciant de votre réponse,

Cordialement,

Mlle Bonniec benedicte

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Nicole M-F
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Re: TECHNIQUE MINI-INVASIVE DE RECONSTRUCTION

Message par Nicole M-F » mar. 13 mars 2018 20:41

Bonjour,
Désolée de ne pouvoir vous répondre. Il vous suffit de vous
rappocher du secrétariat du service de plastie de reconsruction et de poset la question.
Cordialement.
Nicole M-F

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